Le "stationnement à contresens" augmente sensiblement
Le chef de service Karsten Lange : "Des situations fortement dangereuses pour la circulation - notamment lorsqu'on se gare et qu'on se rabat ensuite sur la circulation fluide".
Au cours de l'année 2025, le service de surveillance du trafic de la ville de Mayence a engagé au total 138 676 procédures pour infraction au stationnement. Parmi celles-ci, 316 concernaient le « stationnement en sens inverse ». Ces chiffres montrent que ce type d'infraction ne représente qu'une très faible part du total, soit 0,23 %. Malheureusement, cela s'accompagne de dangers disproportionnés.
S'arrêter ou se garer à contresens ou sur le côté gauche de la chaussée constitue une infraction claire et inchangée depuis longtemps au code de la route (§ 12, al. 4 StVO). Cette règle s'applique indépendamment du fait qu'il s'agisse d'une rue secondaire, que de nombreux véhicules se garent de la même manière (incorrectement) ou que de telles infractions n'aient pas été sanctionnées ou seulement de manière limitée par le passé. La sanction est infligée conformément au barème national des amendes et s'élève à un montant compris entre 10 et 35 euros.
Ces dernières années, les services de surveillance routière constatent que ce comportement de stationnement contraire au code de la route réapparaît de manière nettement plus fréquente. Il ne s’agit pas d’un phénomène limité à certains quartiers, mais qui touche l’ensemble des quartiers de la capitale régionale, Mayence. Les infractions de stationnement les plus fréquentes concernent toujours le stationnement devant les horodateurs ainsi que le stationnement dans des zones d’arrêt interdit absolu ou restreint.
Karsten Lange, responsable de la surveillance routière, souligne : « Indépendamment de la pression de stationnement qui prévaut, la surveillance routière observe régulièrement des situations dangereuses pour la circulation, qui résultent notamment du stationnement en sens inverse de la circulation. Ces situations dangereuses surviennent en particulier lors de la sortie de stationnement et de la réinsertion dans le flux de circulation. »
Dans l’obscurité, un véhicule stationné sur le côté gauche de la chaussée est nettement moins visible, car les catadioptres et les feux arrière ne sont pas visibles pour les véhicules circulant dans le sens correct de la circulation. Dans les zones mal éclairées, cela peut entraîner des problèmes de visibilité considérables.
Même en plein jour, ce comportement de stationnement est extrêmement dangereux, souligne le directeur de l’Office de surveillance du trafic, Daniel Joseph : « Dès qu’il gare son véhicule, le conducteur doit se déporter vers la gauche et s’engager ainsi directement dans la circulation en sens inverse. Les cyclistes et les autres véhicules motorisés qui circulent correctement sur le côté droit de la chaussée arrivent en sens inverse et ne peuvent être repérés que tardivement lors de la sortie de stationnement, en raison de la position du véhicule et de la visibilité réduite. Comme le conducteur est assis au volant du côté gauche du véhicule, la vue sur l’espace routier est encore plus difficile. »
Ces situations ne sont pas isolées, mais constituent un phénomène connu et récurrent dans les rues du centre-ville. Dans ce contexte, la question du stationnement à contresens a été à nouveau abordée lors des formations récentes destinées aux agents, et il a été expressément souligné que cette infraction devait être sanctionnée de manière uniforme et systématique dans toutes les rues.
M. Lange, responsable du service, rappelle : « Ce comportement a déjà été sanctionné par le passé. Le fait que ce stationnement n’ait parfois pas été sanctionné ou ne l’ait pas été de manière cohérente par le passé – du point de vue des citoyens – ne constitue pas une tolérance juridique et ne justifie pas de renoncer à des mesures à l’avenir. »
La ville de Mayence est consciente que la situation en matière de stationnement – en particulier dans le centre-ville – reste tendue et s’aggrave parfois encore en raison des chantiers, des manifestations et des fermetures temporaires. L’intérêt subjectivement compréhensible de se garer à contresens ne doit toutefois pas constituer un critère pour l’action des agents de surveillance du trafic.
Karsten Lange : « La difficulté à trouver une place de stationnement ne justifie pas un comportement contraire au code de la route. Si nous l’autorisions, cela favoriserait en fin de compte ceux qui enfreignent les règles de circulation, tandis que les comportements respectueux des règles seraient pénalisés. Une telle pratique n’est ni légalement admissible ni justifiable vis-à-vis des autres usagers de la route. »
La surveillance routière ne peut en outre ni « créer des places de stationnement de compensation », ni adopter des règles différentes pour certains quartiers ou certaines rues. Daniel Joseph : « Une non-sanction sélective serait illégale. Les infractions constatées doivent donc être sanctionnées indépendamment de leur fréquence – ce sont les dispositions du code de la route qui font foi. »
Les recettes provenant des avertissements et des amendes en matière de stationnement sont toujours versées au budget général de la ville de Mayence.